Cultiver sur l’île de Bréhat

Mobiliser citoyens et élus en faveur du redéploiement de l’activité agricole sur l’île

2017
Mission

Étude prospective en résidence pour le développement de l’agriculture sur l’île de Bréhat

Lieu

Île de Bréhat (Côtes-d'Armor)

Commanditaire

Association Fert'île et Bréhat Vie soutenues par le fond de dotation Perspectives, des élus et citoyens.

Équipe

Omnibus, paysagistes / Naïla Bedrani, ingénieur agronome

L’île de Bréhat a la particularité d’être un site classé ou inscrit dans sa totalité. Elle est par ailleurs appelé l’île jardin. La réglementation, les conflits d’usages entre résidents et agriculteurs, le morcèlement parcellaire ... se traduisent dans les paysages par un abandon progressif du littoral de l’île Nord et empêchent l’agriculture de s’y déployer, alors qu’elle est garante de l’ouverture et de l’entretien des vues et des milieux, du développement de l’autonomie alimentaire du territoire ...

Le maintien et le développement durable de l’agriculture participent à la construction de territoires vivants, autonomes et résilients face aux enjeux d’aujourd’hui : changement climatique et dégradation de l’environnement, santé
publique et alimentation, dévitalisation des zones rurales… sont des problématiques auxquelles une agriculture diversifiée, innovante et cohérente apporte des solutions. Or, la tendance actuelle dans les îles comme au niveau national, est à la baisse du nombre de fermes et d’actifs agricoles. De plus, le contexte insulaire crée des contraintes supplémentaires liées à la géographie, la réglementation et à l’attractivité touristique.

C’est dans ce contexte que la municipalité, les associations Fert’île et Bréhat Vit, conscientes de ces enjeux, ont souhaité évaluer le potentiel agricole de l’île de Bréhat, en cohérence avec les réalités du territoire et en adéquation avec les besoins des professionnels du monde agricole et les attentes des habitants en matière de cadre de vie et de paysage, anticipant d’éventuels conflits d’usages.
L’étude s’est intégralement déroulée in situ, en résidence. Elle fait un état des lieux non exhaustif des agriculteurs en place et de leurs besoins, des candidats à l’installation, des espaces propices au redéploiement de l’agriculture ; propose des solutions d’aménagement pour accueillir les équipements agricoles (bâtiments d’exploitation, enclos, tunnels ...) le plus harmonieusement possible, en cohérence avec le socle naturel ; et enfin, propose des moyens juridiques et modes de gouvernance pour parvenir aux objectifs fixés.