Maison de l’enfance

Des jardins pour chaque unité de vie, une grande cour partagée

Mission

Concours de maîtrise d’oeuvre pour la création d’une maison de l’enfance et de la famille et l’aménagement des espaces extérieurs

Lieu

Charleville-Mézières (Ardennes)

Commanditaire

Conseil Départemental des Ardennes

Équipe

KL architectes (mandataire) / Omnibus / Ingerop, BET ingénierie / TECS, économiste / Services ES, cuisiniste

Le conseil départemental des Ardennes envisage d’installer une maison de l’enfance à Charleville-Mézières, sur une parcelle en pente, orientée Est. L’équipe prévoit la répartition du programme bâti de la manière suivante :
- les bâtiments communs (administration, activités, logistiques) sont implantés au plus près du terrain naturel et en limite parcellaire avec la maison de retraite.
- les unités de vie pour les enfants s’inscrivent le long des courbes topographiques, à la lisière du petit bois, sur les hauteurs de la parcelle, avec vue sur le grand paysage.
Le site est préservé de la circulation et offre des espaces agréables pour les usagers, les visiteurs, le personnel. Une vaste cour relie chaque bâtiment et devient une succession de petites placettes avec des vues sur les cours, ou sur les lisières boisées ou sur le verger. Au point de passage le plus fréquenté, le sol se revêt de graphismes ludiques, invitant les visiteurs, les enfants à animer l’espace partagé.
Les cours sont des espaces propres à chaque unité de vie. On y joue sereinement ; l’aménagement est fait de matériaux simples comme le bois, le sable ; les arbres apportent l’ombre nécessaire, les espaces plantés une place généreuse au vivant. Les assises sont des limites qui intègrent les sauts de la topographie.
À l’écart des unités de vie et des bureaux, un terrain de sport et quelques assises permettant de profiter de la vue qui s’ouvre au loin. La contemplation et la détente se poursuivent dans le verger et les lignes de haies de petits fruits. La cueillette attirera les plus gourmands, l’ombre des arbres abritera du soleil. Des chemins piétons permettent depuis le haut de rejoindre la mare en bas.
La pente permet de penser l’aménagement en faisant du ruissellement un support de jeu pour les enfants qui séjourneront ici. L’eau qui coule depuis le haut, jusqu’à une mare en partie la plus basse du site est matérialisée discrètement le long des chemins par exemple.